Pourquoi la bienveillance en entreprise ?

Pourquoi être bienveillant ? Le monde extérieur actuel est devenu dur, voire ‘cruel’ et nous nous sentons parfois impuissant face à cette évolution. En revanche, à l’intérieur d’un cercle proche -famille, équipe, entreprise…- nous avons la possibilité  d’entretenir un univers « protégé », pourvu qu’on y prête attention. Au travail, cultivons-nous l’empathie?
Il s’agit cependant  d’une qualité souvent perçue comme peu compatible avec le milieu professionnel, voire tout bonnement exclue de ce dernier car elle dénoterait d’une certaine faiblesse qui n’aurait pas sa place dans un milieu qui se veut hiérarchique, concurrentiel et entièrement dédié à la performance.

N’est-ce pourtant pas justement faire preuve de courage que de se montrer bienveillant dans un environnement qui manque trop souvent de sensibilité ? Et si, en effet, c’était en choisissant un management bienveillant et juste, plutôt que strict et intolérant, que seraient encourager le réel progrès, la performance chez les collaborateurs ?  

Avant de décider de devenir bienveillant, commençons par le vouloir, et donc ayons envie d’être bienveillant à l’égard de tous dans l’entreprise.

En avant-première d’un livre blanc passionnant sur la Bienveillance Juste co-écrit avec Thierry Willième, Marie Pailloux et Caroline Raymond, voici un premier éclairage.

En teaser d’une conférence sur le thème de la bienveillance juste avec Thierry Willième, co-fondateur de WISDOM Paris et ancien PDG de GE Capital France, retrouvez ci-dessous des premiers éléments clés sur la bienveillance.

1- Les 7 raisons de mettre en place la bienveillance

Penser que la bienveillance n’a aucun impact signifie que son contraire n’en a pas non plus ou, pire, qu’il est plus efficace. Voilà donc 7 points démontrant que la bienveillance en entreprise est une nécessité.

Expliquer plutôt que crier

Ne pas être bienveillant(e), c’est ne pas accepter les erreurs de ses collaborateurs, mais, surtout, c’est ne pas les aider à devenir meilleur(e)s. Le mode de communication non bienveillant est à sens unique, exclusivement descendant, et dénué de toute sorte d’empathie. La communication non bienveillante peut également passer par un volume sonore largement supérieur à la moyenne. Normal, la personne non bienveillante pense que les messages passent mieux s’ils sont énoncés en criant !

 Encourager plutôt que mépriser

D’un point de vue économique, il vaut mieux prendre soin de ses salariés plutôt que de les maltraiter. Être non bienveillant, c’est considérer que le travail de toutes et tous est « normal » : nul besoin de remercier, de féliciter ou d’encourager. Un  salarié se motive seul sans aucune intervention de son supérieur. 

Les personnes bienveillantes sont positives

Il y a celles et ceux qui pourraient déprimer toute une armée… et les autres, celles et ceux qui, en toutes circonstances, auront un regard positif, tourné vers l’avenir. Ce sont ces personnes qui, en cas de problèmes, vont chercher des solutions plutôt que des coupables !

 Les autres avant moi

Ne pas être bienveillant, c’est agir pour soi. Les succès sont les miens, les échecs ceux de mon équipe et les conséquences de son incompétence. Imaginez le sentiment d’injustice que cela peut générer ! La personne non bienveillante est aussi celle qui va s’attribuer les idées des autres. Enfin, c’est faire preuve d’une éthique aussi douteuse. Mais tant que cela sert ses propres intérêts, quelle importance, après tout ?

Le travail avant tout

Ne pas être bienveillant·e, c’est mettre le travail au-dessus de tout, notamment la vie privée (la sienne, mais surtout celle de son équipe). C’est envoyer des mails le soir, le week-end, pendant les vacances et surtout trouver tout à fait scandaleux l’absence de réponses. C’est considérer que la sphère privée est accessoire et que la vie professionnelle est plus importante. C’est être incapable de se déconnecter de son travail.

Préférer les humains aux robos

Ne pas être bienveillant, c’est ne pas vouloir perdre de temps à donner du sens au travail de chacun. Chacun connaît ses tâches,chacun avance mais sans forcément savoir pourquoi ni parfois comment elles sont réalisées. La perte de sens au travail est un sujet récurrent aujourd’hui, qui implique de travailler de façon automatique, tel un robot. Ne pas être bienveillant, c’est ne pas vouloir expliquer les choses.

Les personnes bienveillantes sont fiables

Ne jamais promettre plus qu’on ne peut tenir, c’est aussi simple que cela. Vous avez probablement déjà rencontré des personnes extrêmement fortes pour parler et promettre, mais qui ne font jamais rien… La bienveillance en entreprise permet à toutes et à tous de travailler en toute transparence, sans avoir peur d’assumer ses propres faiblesses qui ne seront pas jugées.

2- La relation entre bienveillance et performance

Nombre d’études récentes sur le bien-être au travail ont montré que les entreprises qui investissent sur le bien-être de leurs collaborateurs réalisent des bénéfices jusqu’à deux fois et demi supérieurs à celles qui ne font rien.

D’un autre côté, le mal-être au travail a un coût, qui a été chiffré entre 3% à 5% du PIB, et qui représente 50% à 60% de l’absentéisme en entreprise.

Ces mêmes études font également la corrélation entre l’augmentation du stress au travail et la dégradation des conditions de travail avec une baisse de la productivité du collaborateur. On comprend aisément que plus un collaborateur se sent bien, écouté, épanoui et plus il est performant.

Alors pourquoi a-t-on tant de mal à développer des politiques de bien-être au travail efficaces et tangibles ?

3 – Bienveillance et management

Pour le manager, faire preuve de bienveillance envers ses collaborateurs signifie globalement replacer l’Humain au cœur des relations – et de l’entreprise. L’idée est de permettre à chacun de s’épanouir, de mieux exprimer ses talents pleinement, de contribuer à l’atteinte des objectifs – individuels et collectifs – fixés dans un climat sain et sécurisant sans tomber dans la bonté à l’excès ou la naïveté.

Pour que le management bienveillant ait une chance de démontrer tous ses bienfaits, il est primordial que la démarche soit ancrée dans la culture de l’entreprise. Toute l’organisation va ainsi s’articuler autour de cette valeur dans une démarche sur le long terme et non simplement ponctuelle. De plus, manager par la bienveillance nécessite patience et persévérance. C’est un travail de tous les jours.

4 – Améliorer la qualité de vie au travail

De la méthode :

Avoir une stratégie d’entreprise et la communiquer en interne. Définir un projet commun auquel tous les acteurs de la société adhérent.

Mettre en place de vrais outils de mesures permettant de piloter les relations humaines et les résultats.

De l’humain :

Rétablir le lien quotidien entre le manager et son équipe afin d’apprendre à mieux se connaître. Est-il normal de faire uniquement le point lors du fameux entretien individuel de fin d’année ?

L’échec fait partie de la vie professionnelle,  acceptons-le pour nos collaborateurs et ne le sanctionnons pas d’office.La valorisation et la reconnaissance du travail bien fait : des remerciements et des félicitations sont tellement gratifiants.

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