Remettre en cause la conduite du changement si omniprésente en entreprise,
est-ce vraiment raisonnable ?
Ce nâest pas tant une question de raison,
car le coût des actions en conduite du changement,
que dâanalyse des causes racines,
qui est au centre de ce partageâŠ
La conduite du changement, pour quel besoin ?
La conduite du changement, ce sont souvent
des accompagnements divers aux équipes vivant les transformations,
avec comme contenu des communications, formations, sensibilisationsâŠ
Le besoin de conduite du changement est renforcé
par la notion de résistance au changement.
Pour le faire simple, il y a trois étapes :
1- Le changement est permanent, toujours Ă lâaction.
2- Nous nous devons donc de changer fréquemment, nos métiers, nos activités.
Le plus important nâest donc pas dans le fait de changer, mais bienâŠ
3- Vers quoi changer (quelle cible), et de quelle maniĂšre changer collectivement ?
Remettre en cause les (certaines) méthodes de conduite du changement
Quelles sont les méthodes de conduite du changement ?
Nous en distinguons de trois sortes, Ă trois niveaux,
comme les trois grandes catégories de changement.
Le changement classique, ce sont les apports en communication et formations.
Ces apports restent utiles, et plus efficaces quand portés par les équipes opérationnelles.
Le changement dans un monde incertain et complexe,
ou VUCA et BANI comme déjà abordés,
nĂ©cessite de la transformation, de lâembarquement dâacteurs.
Ici, plĂ©thore dâoutils, comme la sociodynamique, gestion des barriĂšres et parties prenantes
sont aussi rentrés dans les habitudes.
Mais posons-nous la question : que font, fondamentalement, ces approches ?
Ceci est explicitement assumé dans les démarches sociologiques de Joule et Beauvois
avec des noms porteurs comme :
Petit traitĂ© de manipulation Ă lâusage des honnĂȘtes gens
ou encore :
La soumission librement consentie.
Basées sur la psychologie, et la sociologie, leurs approches illustrent
des techniques dâinfluence Ă large Ă©chelle.
La conduite du changement, ce ne serait pas aussi cela,
faire changer les autres, parfois contre leurs propres opinions et perceptions ?
En dâautres termes, « prendre (un peu) les gens (parfois) pour des imbĂ©ciles ?âŻÂ»
Enfin, le changement en terra incognita, ou en chaos, est différent.
Dans ce type dâenvironnement, les techniques dâinfluence fonctionnent moins bien.
Il est indispensable de dĂ©marrer, continuer et finir, par soi-mĂȘmeâŠ
Câest le terrain de jeu de la performance intrinsĂšque.
Les quatre postures et les formations-actions au cĆur de la performance intrinsĂšque
La performance intrinsĂšque sâappuie sur un effet de levier interne,
le cĆur du changement est donc dâabord opĂ©rationnel, et non pas Ă lâextĂ©rieur.
Et les quatre postures ou saisons de la performance sont incarnées,
expérimentées et partagées avec les équipes opérationnelles.
Vivant ainsi le besoin de changement, et contribuant Ă la maniĂšre dây rĂ©pondre.
Sâensuit une vraie capacitĂ© Ă mixer Ă la fois bottom-up et top-down.
Ăvidemment, pas pour 100% des acteurs ; cependant un bon tiers suffit
Ă embarquer lâensemble du collectif, de rĂ©ussir lâancrage terrain.
Enfin, les formations-actions ne sont pas des formations en salle, ou sur simulation.
Les simulateurs, câest bien pour les pilotes dâavion – et Ă©viter les crashs.
Pour les opérationnels, les études de cas ou autres simulations sont insuffisantes,
vécues comme une perte de temps et en décalage avec leurs priorités.
Les formations-actions sont axées besoins terrains, en appliquant de suite
les outils et postures sur leur environnement, et donc leurs priorités.
Basculer de la conduite du changement, souvent alambiquée et incantatoire
à incarner et vivre le changement, ensemble, là , sur les activités opérationnelles.
Cela vous tente ?
Retrouvez lâensemble de ces Ă©lĂ©ments
dans le livre La performance intrinsĂšque, disponible ici : https://tinyurl.com/inperf-org

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