En quoi une discussion constructive peut soudain tourner court ?
Et pourquoi certains collaborateurs coopùrent, alors que d’autres se braquent ?

L’Analyse Transactionnelle, dĂ©veloppĂ©e par Éric Berne dans les annĂ©es 1950, 
est un levier précieux pour le management ou la gestion de conflits.
Elle aide Ă  parler le mĂȘme langage
 mĂȘme quand on ne parle pas de la mĂȘme chose.

Nos trois voix en réunion
L’Analyse Transactionnelle (AT) nous rappelle une chose simple :
nous ne parlons pas tous depuis le mĂȘme “moi”,
et utilisons mĂȘme trois Ă©tats du moi diffĂ©rents :
– Le Parent : il cadre, conseille, pose les rĂšgles.
– L’Adulte : il analyse, questionne, prend des dĂ©cisions.
– L’Enfant : il ressent, propose, s’enthousiasme
 ou se referme.

Dans une réunion, tout peut basculer selon le ton adopté.
Un manager dit : « Tu devrais faire comme ça. » = voix du Parent.
Un collaborateur rĂ©pond : « Pourquoi toujours moi ? » = voix de l’Enfant.
Résultat : tension immédiate.

Et pourtant, une réponse Adulte à Adulte aurait plus probablement ouvert la discussion.
L’AT, ce n’est pas de la technique, il s’agit d’un Ă©tat d’ĂȘtre, d’une posture.

« Ce n’est pas ce qu’on dit qui compte, c’est d’oĂč on le dit. », Éric Berne

Les transactions : ce qui passe
 ou coince
Chaque interaction : mail, remarque, regard,
est une transaction ou un échange.
Certaines font avancer, d’autres s’enlisent.

Prenons un exemple : 
Un manager dit calmement : « Peux-tu m’envoyer le dossier avant ce soir ? »
Mais son ton semble trahir de la lassitude.
Le message devient double :
« J’ai besoin du dossier. »
« Tu es encore en retard. »

Le collaborateur peut alors percevoir le reproche plus que la demande.
Le fond est rationnel, mais le message émotionnel prend le dessus.

C’est ainsi que les malentendus s’installent,
souvent à cause de signaux implicites, pas des mots utilisés.

« Tant qu’on joue un rĂŽle, on rejoue le mĂȘme scĂ©nario. » — Stephen Karpman

La place des jeux psychologiques
Sous stress ou fatigue, nous entrons parfois dans un “jeu” sans le vouloir.
C’est ce que Stephen Karpman appelle le triangle dramatique :
– Le PersĂ©cuteur critique : « Tu ne fais jamais les choses correctement ! »
– Le Sauveur prend en charge : « Laisse, je vais le faire Ă  ta place. »
– La Victime se plaint : « De toute façon, on ne m’écoute jamais. »

Ces rĂŽles s’enchaĂźnent, chacun pensant “aider” ou “corriger” l’autre, 
mais le rĂ©sultat est le mĂȘme : tout le monde ressort frustrĂ©.
En prendre conscience, c’est dĂ©jĂ  commencer Ă  s’en libĂ©rer.

Le PersĂ©cuteur devient affirmĂ©, 
le Sauveur devient coach ou facilitateur, 
la Victime devient actrice, responsabilisée.
Et la coopération reprend.

Et concrĂštement ?
Choisissez une interaction qui vous a marquĂ© — une rĂ©union, un mail, un Ă©change tendu.
Puis demandez-vous :
– Depuis quel “moi” ai-je communiquĂ© (Parent, Adulte, Enfant) ?
– Depuis quel “moi” l’autre m’a rĂ©pondu ?
Que se serait-il passĂ© si j’avais ramenĂ© l’échange Ă  Adulte Ă  Adulte ?

RĂ©pĂ©tez-le quelques jours. Vous verrez vite les effets sur la clarté  et sur la sĂ©rĂ©nitĂ©.

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