Lorsqu’une équipe réussit ou qu’elle a atteint un bon résultat, l’erreur la plus commune dans son développement est de penser qu’elle a atteint l’excellence. Une équipe peut être au meilleur de sa forme et atteindre des chiffres significatifs. Pourtant, seulement en continuant à cultiver la capitalisation du savoir et l’évolution permanente lui permettront de maintenir ce niveau et cette forme au top.

Une équipe est dite dysfonctionnelle lorsque l’impact de sa réussite entraîne un désengagement. Elle est moyenne lorsque celui-ci enclenche une limitation au niveau de l’équipe. Enfin, une équipe est excellente lorsque l’impact d’une réussite suscite une inspiration à maintenir cette forme.

Cette cinquième étape regroupe trois objectifs et éléments clés à atteindre : 

  1. Nourrir la capitalisation du savoir et savoir faire avec les standards, modes opératoires et les matrices de compétences de l’équipe ;
  2. Renforcer les meilleures pratiques pour développer les pratiques d’excellence ;
  3. Ritualiser le storytelling pour le déployer dans et au-delà de l’équipe.

Automatiser les modes opératoires

Les processus et standards sont un moyen de permettre à chaque membre de l’équipe de retenir plus facilement les diverses étapes à achever et donc gagnent en vitesse et en autonomie. En créant une dimension visuelle à partir de ces étapes, identifier les opérations récurrentes, voire inutiles ou simplifiables dans le système est plus facile.

Le mode opératoire se construit logiquement par les opérationnels, au sein de l’équipe. 

Les standards ou modes opératoires visent l’excellence avec les dimensions : 

  • Visuelle et qualitative ; 
  • Quantitative en termes de sécurité, de qualité, de performance et de temps.

Plus ils sont construits et appropriés par les personnes de terrain, les opérationnels, plus ils conduisent à des véritables capitalisations et partages de connaissances, pour et au-delà de l’équipe.

Mobiliser les ressources pertinentes

Cette étape a pour objectif d’améliorer les activités et procédures en cours. Pour cela, identifier les compétences de chaque membre de l’équipe est crucial et impactera sur la prise de décision de celui-ci.

Les niveaux de compétence s’évaluent sur 5 niveaux : 

  1. Inconsciemment incompétent : “je ne sais pas que je ne sais pas” ;
  2. Consciemment Incompétent : “je sais que je ne sais pas” ;
  3. Consciemment Compétent : “je sais que je sais” ;
  4. Inconsciemment Compétent : “je ne sais pas que je sais” ;
  5. Méta Compétent : “je sais comment et ce qui fait que je sais”.

Ensuite, une matrice de compétences est construite où chacun se positionne selon ces 5 niveaux, et à la fois demande du support aux autres et propose son propre support, dans l’intérêt collectif de rendre l’équipe plus polyvalente et faire grandir la capitalisation globale des connaissances et pratiques de l’équipe !

Le storytelling

Le storytelling peut être considéré comme un moyen pour toucher le cœur des interlocuteurs. Il est utilisé dans plusieurs domaines, notamment dans la vie d’entreprise. L’objectif du storytelling est de permettre à chaque personne de s’identifier dans une histoire, que ce soit au travers d’un personnage ou dans un fait.

L’équipe est clairement le lieu d’une pratique d’excellence sur les histoires, particulièrement lors du moment des faits marquants, sur les tops et les flops, et de développer cette pratique -pour les membres d’équipes qui le souhaitent- dans ce cadre, permet à l’équipe de plus se dépasser et aussi d’inspirer au-delà de l’équipe.

Pratiquez ces outils et postures pour faire passer vos équipes à un autre niveau, non pas une réussite ponctuelle, mais durable.

Maintenant que nous avons vu les 5 étapes de la méthode C.R.É.E.R., Construire & Renforcer des Équipes d’Exception qui Réussissent, trouvons le moyen d’en faire une norme, une habitude, une manière de vivre et de performer durablement. Retrouvons-nous dans la prochaine étape de synthèse de la méthode C.R.É.E.R. À très bientôt pour la suite…